13. janv., 2019

Shut down

J’ose à peine l’avouer: les américains sont enviables.

lls ont élu - et rééliront peut-être –, un président pittoresque. Dont tout le monde parle. Que tout le monde redoute. Qui est objet de risée universelle…mais là, nous avons eu nous aussi notre Schneider-Amann. Un président pittoresque, peu de pays sont capables d’en exhiber. Quelques républiques bannières peut-être, avec des émules d’un Jean Bédel Bokassa qui se rêvait empereur. Ou alors Macron qui flamboyait en ses langes et qui, de pittoresque, est devenu pitoyable.

Trump, c’est du pittoresque garanti pendant quatre ans, huit peut-être. Au congrès, il a gentiment demandé un cadeau de Noël. Oh! Pas grand chose, simplement un petit mur à quelques milliards. Et puisque vous ne voulez pas de mon mur, eh bien il n’y aura pas de budget. Na! C’est bien fait pour vous! Du coup, plus un sou pour l’administration. Shut down et Shut up!

Et c’est là que les Américains sont enviables.

On ne saurait même en rêver dans nos sérieuses contrées: plus d’administration! Les fonctionnaires des impôts cessant d’imposer; les polices d’amender; les préposés de la L.A.T. d’interdire; les gratte-papiers d’être en retard. Plus d’office cantonal des poursuites, fédéral des statistiques (qui démarche à neuf heures du soir le samedi). Plus de Département de la prétendue instruction dite publique. Décroissance écologique de la paperasse et j’en passe.

Le plus amusant, en Amérique, c’est que l’hibernation administrative n’aura probablement aucun effet sur la vie des américains. Comme elle n’en aurait aucun chez nous, au point qu’on se demande bien à quoi servent ces usines à gaz qui nous compliquent si scrupuleusement l’existence.